Partager l'article ! Ouvrages & contributions: USAGERS OU CONSOMMATEURS? France Télécom ou la dérégulation du service public. ...
Cet ouvrage fruit d'une recherche sociologique approfondie, s'interroge sur les mutation en
cours chez les usagers de France Télécom : en quoi l'ouverture à la concurrence, la déréglementation, la privatisation et la commercialisation de l'offre de l'opérateur public de téléphonie
apportent-elles de réponses adaptées à ceux que l'on présente désormais comme des consommateurs.
La ville pour tous est un enjeu pour les services
publics. Comment y contribuent-ils ? Plus grande accessibilité, redéploiement
territorial, reconnaissance de la discrimination positive, autant de voies explorées ces dernières années par
les politiques publiques. Or, dans le même temps, on parle de polarisation sociale de la ville. Relégation, ghettoïsation, ségrégation sont
des mots qui circulent pour désigner ce processus. Assistons-nous à une dualisation des espaces urbains et
de leurs services ? Voit-on plutôt se dessiner, avec les phénomènes de gentrification et de périurbanisation, une ville à trois vitesses ? Ces lectures de la ville sont proposées par les chercheurs au moment où les services publics sont soumis à des tensions importantes (individualisation, mise en concurrence, privatisation...). Comment leurs missions se trouvent-elles affectées par ces transformations ? Que se passe-t-il lorsque les habitants, les parents, les
usagers s'en mêlent ? Comment se redessinent alors les contours de l'intérêt collectif ? A quelle redéfinition
du bien commun tout cela conduit-il ?
Qui, en gestion, en politique ou en sciences sociales, n'a jamais entendu
parler de "captation" des clients, des électeurs, des personnes ? Et pourtant, qui sait vraiment quels sont les ressorts et les enjeux de "la captation des publics" ? La parabole du Petit
chaperon rouge suffirait-elle à circonscrire ces pratiques ? Les auteurs du présent ouvrage tentent d'éclairer ces questions à partir de terrains aussi diversifiés que les techniques marchandes
(emballage, étiquetage, merchandising), la banque, les cybermarchés, la démocratie électronique, la téléphonie ou les marchés financiers.
De
quelle façon peut-on faire connaître à une population et plus particulièrement aux jeunes - à un moment où les témoins peu à peu disparaissent -, l'entreprise d'extermination des Juifs d'Europe
durant la Deuxième Guerre mondiale ? Il ne suffit pas d'opposer les victimes aux bourreaux, mais il faut insérer la Shoah dans l'histoire juive, dans celle du nazisme et aussi de l'Europe - car
l'Allemagne nazie a trouvé des collaborateurs zélés dans les pays qu'elle a occupés -, dans l'histoire universelle enfin... Une telle transmission passe par la famille (juive et non juive), et
désormais par l'école où la Shoah figure pleinement au programme d'histoire. Elle passe encore par les commémorations et les musées, ainsi que par les productions culturelles, tant au cinéma que
dans la littérature et l'art, et enfin par le droit, trop rarement étudié sous cet angle. Deux pays sont ici au cœur des analyses : la France et Israël. La France du Vel d'Hiv ou du camp de
Rivesaltes comme celle du Chambon-sur-Lignon. L'Israël du procès Eichmann comme de l'après Shoah de Lanzmann. Il y a là une question cruciale pour nos sociétés, afin que travail d'histoire et
devoir de mémoire conjuguent leurs effets. Et un enjeu fondamental pour l'Europe fraternelle dont nous rêvons, mais qui ne se construira que par l'analyse et la méditation d'une tragédie sans
exemple dans l'histoire et qui n'a pas même rendu caduc un antisémitisme diffus mais toujours vivace, envers exact des valeurs qui sont au fondement de notre démocratie.